Heures d'orgue Festival

2019

Cathédrale d'Annecy

du 3 juillet au 28 août

vingt-cinquième anniversaire

L'orgue

Présentation de l’orgue

Composition de l’orgue

Histoire

La concurrence soutenue qui motivait, aux XVIIème et XVIIIème siècles, la maîtrise de la collégiale Notre-Dame de Liesse et celle de la Cathédrale, ne pouvait pas ignorer l’orgue, qui se devait d’être au moins aussi performant que celui du voisin.

1793 La révolution française est passée par là, la musique d’église y a laissé des plumes.

1815 Restauration de la monarchie sarde.

1822 L’évêque retrouve son siège à Annecy.

En 1838, on décide de la construction d’un grand orgue par les frères Carlen, du Valais. Beau projet, ambitieux, qui ne verra malheureusement pas le jour. C’est finalement Nicolas-Antoine Lété, personnage génial et haut en couleur, qui se voit confier le chantier. Vosgien, fils de fabricants d’instruments de musique à Mirecourt, d’automates, de serinettes, il côtoie à Paris l’inventif Sébatien Erard, constructeur de pianos. Il va vendre en Amérique tout ce qui peut se vendre, revient s’installer à Mirecourt comme facteur d’orgue. Le somptueux buffet, en deux corps, de style Louis XIV, a été réalisé par les frères Gilardi d’Annecy. On n’a pas attendu le XXème siècle pour l’art des pastiches réussis. Resituons l’affaire et les pesonnages : c’est le temps de la monarchie absolue de Charles Albert, roi de Piémont Sardaigne. Annecy prend un nouveau visage, les grandes voies sont tracées, l’architecte Thomas Ruphy laisse sa pâte, dommage pour le clocher de la cathédrale… Inauguré en décembre 1842, l’orgue se voit déjà agrandi par le même Lété en 1845.

1850 De Lyon viennent les facteurs d’orgue, Beaucourt et Vögli. Ça n’a pas traîné. Ces deux-là revoient tout, agrandissent le troisième clavier, ajoutent des jeux en réemployant le très beau matériel sonore de Lété. En 1861, ils reviennent encore modifier l’alimentation en vent, et réharmoniser l’instrument.

1887, 1912, 1982 : restaurations, reconstructions, modifications, dont celle, assez marquante, de Merklin en 1887 : cette année-là disparaît le petit orgue en surplomb, appelé le Positif. La tribune est agrandie et perd le galbe que nous lui connaissons aujourd’hui.

1972 classement du buffet

1980 classement de l’instrument, suite auquel une campagne de restauration est lancée. Ici doit être saluée l’opiniâtreté déterminante de M. Georges Granchamp, adjoint au maire. Maitrise d’ouvrage : Direction Régionale des Affaires culturelles, participation de la Haute Savoie, de la Conservation régionale des instruments de musique, associée à la direction de la Musique. L’ architecte des bâtiments de France est Roger Michaud, Jean-Gabriel Mortamet l’architecte en chef des Monuments Historiques. Les hommes clés d’une restauration aussi réussie seront bien sûr ceux qui la réalisent, les compagnons de Michel Giroud, facteur d’orgue à Bernin (Isère).

7 décembre 1984 adoption de la nouvelle composition de l’instrument par la commission supérieure des Monuments Historiques.

1986-1987 démontage et transport de l’orgue dans les ateliers de Michel Giroud (Isère), l’un des plus célèbres facteurs d’orgues d’alors. Le buffet, très malade, devait absolument être restauré pour accueillir la partie instrumentale.

1992 remontage de l’orgue sur une tribune entièrement restaurée et regalbée. On appréciera le savoir-faire de l’ébéniste Nillon (Ain), qui a reconstruit pour cette restauration, le positif petit orgue en surplomb, en accord total avec le grand orgue.

10 mai 1994 fin de l’harmonisation

Novembre 1994 inauguration par le maître Louis Robilliard.

21 Juin 1995 naissance de l’association des amis de l’orgue de la cathédrale

© Association des amis de l'orgue de la cathédrale d'Annecy